L’accueil des doctorants en bibliothèque universitaire

Brève postée le 16 mai 2013 , placée sous la catégorie : bibliotheconomie.

Socialisation-du-doctorant-550x550La formation des doctorants aux problématiques documentaires représente un enjeu stratégique pour les acteurs de l’enseignement supérieur français. En effet, la qualité de l’aide apportée aux doctorants, pour la plupart futurs chercheurs, pourrait influer potentiellement sur la production de l’information scientifique de demain… Mais comment soutenir ce cercle vertueux lorsque les services universitaires, qui interviennent auprès du doctorant pour l’informer ou le guider, communiquent mal entre eux ? Lorsque les approches des laboratoires de recherche, écoles doctorales et bibliothèques universitaires sont parfois multiples et contradictoires ?

Cette question me semble centrale pour les professionnels de la gestion de l’information en poste dans certaines bibliothèques universitaires, au vu de la réorientation actuelle des politiques publiques vers la spécialisation des sites en pôle de proximité et pôle de recherche. Ce sujet est abordé par Alain Fernex, vice-président de l’université Pierre-Mendès-France dans le dossier du BBF 2013 (T 58, n°1) intitulé « la documentation à l’université ». Pour ma part, en formation à l’Enssib, j’ai choisi de travailler sur la mise en place d’un service d’aide documentaire personnalisée pour les doctorants. J’ai effectué mon stage professionnel au SCD de l’université Paris-Dauphine.

J’avais pour mission de réaliser un état des lieux en procédant à une étude des besoins auprès de l’école doctorale, puis à une référenciation des services similaires dans d’autres bibliothèques universitaires. J’ai enrichi ces données par une enquête permettant de mieux cerner le profil des doctorants dauphinois : ceux-ci semblent souhaiter une présence des bibliothécaires lors des séminaires, des services dédiés en bibliothèque de Recherche, la mise en ligne de tutoriels, des séances de formation sur des ressources électroniques disciplinaires, sur l’usage d’Endnote, de Zotero, sur la bibliométrie. L’enquête a aussi permis de montrer que les doctorants sont intéressés par des services à la carte, gérés par un correspondant, à la fois en présentiel et en ligne. Ils souhaitent pouvoir accéder à une aide lorsque le besoin s’en fait sentir.

Il semble essentiel de rappeler que l’aide documentaire personnalisée aux doctorants, précisément parce qu’elle intervient sur le terrain de la recherche scientifique, doit s’appuyer sur la notion d’intelligence informationnelle théorisée par Diane Poirier dans « L’intelligence informationnelle du chercheur : compétences requises à l’ère du virtuel » :

« L’intelligence informationnelle demande plus que l’apprentissage de l’informatique d’une part et des méthodes de recherche en bibliothèque d’autre part. […] Elle demande l’apprentissage d’une démarche stratégique de résolution de problèmes de recherche d’information. Elle suppose des adaptations face aux défis cognitifs posés par les NTIC. Elle fait appel à la pensée critique et métacognitive ».

Mon rapport est disponible en téléchargement : FIBE_Dufournet_formation_doctorants

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