-Typologie des réseaux sociaux

Sur meilcour.fr, le blog de Nicolas Vanbremeersch auteur de l’ouvrage De la démocratie numérique, on trouve ce « Diagramme de Venn » qui illustre bien cette convergence possible entre le web social / le web de l’information / le web documentaire.

A. Web 2.0 et medias sociaux

Définition :

Le terme « social network » fut inventé en 1954 par Barnes, représentant de l’Ecole de Manchester en anthropologie, lorsqu’il s’est intéressé aux propriétés du système social de l’île de Bremnes en Norvège.

Par dérivation, « social network » désigne les différentes activités informatique qui intègrent la technologie, l’interaction sociale, et la création de contenu. Selon Frederic Cavazza, un consultant indépendant en web service, l’expression « médias sociaux » recouvre un ensemble de services numériques permettant de « développer des conversations et des interactions sociales en situation de mobilité ».

En effet le web 2.0 modifie le rapport des internautes à la gestion de l’information :

Les médias sociaux sont issus d’un nouveau modèle économique destiné à pallier les effets de l’éclatement de la bulle internet des années 2000.

Le modèle économique : la boucle de valeur

La constitution de « social network » vise à créer une boucle de valeur autour d’un écosystème qui agrège les tenants et aboutissants des éléments de la chaîne de l’information : Amazon développe par exemple l’aspect réseau social de son site web par le biais de recommandations de lectures par les lecteurs eux-même ; la firme étend son emprise en amont par l’édition de contenus et la numérisation de livres existants, puis en aval par la promotion du livre électronique et de sa liseuse kindle.

D’autres média sociaux créent une boucle de valeur autour de ce qui fait leur véritable richesse : leurs membres et les informations issues de l’analyse de leur activité sur le réseau.

L’émergence  des agrégateurs de réseaux :

La concurrence des opérateurs du marché se déporte maintenant sur la capacité à proposer des connecteurs permettant l’interopérabilité des réseaux entre eux.

Les plateformes sociales comme Facebook ou Igoogle deviennent des agrégateurs de réseaux :

B. Typologie du web social

Le réseau d’amis :

Le plus connu est Facebook, dont le nom s’inspire des trombinoscopes d’étudiants.

Les communautés d’intérêts :

Les réseaux multimédia :

Flickr, créé par Yahoo, est basé sur le modèle du « freenium » : il est gratuit pour les 200 premières photos mais payant pour la suite.

Youtube / Dailymotion : ces réseaux capitalisent leur influence sur les « proam » amateurs professionnels qui créent ou remix des vidéos et les diffusent en ligne.

Les réseaux de diffusion de l’information :

Ils permettent la mise en commun de signets et/ou de flux RSS.

Les outils collaboratifs en ligne :

Bureautique en ligne : possibilité d’avoir un environnement total gratuitement et externalisé

Stockage synchronisé : permet de synchroniser les documents sur le PC avec un espace en ligne.

Bureau virtuel : D’après Gartner, le marché mondial des bureaux virtuels (Hosted Virtual Desktop) devrait passer à la vitesse supérieure d’ici à 2013 pour atteindre 49 millions d’unités à cette date et peser 65,7 milliards de dollars.

Les « Mash-up » :

Ces outils typiques du web 2.0 font appel à une technologie permettant la combinaison d’informations sur une application composite :

C. Comment positionner les bibliothèques sur le web social ?

Le repositionnement des bibliothèques va s’accélérer avec la généralisation de l’édition numérique et l’émergence de nouveaux intermédiaires, voir de nouveaux métiers tels que celui de distributeur numérique.

Dès lors, les frontières entre web social, documentaire ou d’information vont devenir plus floues, notamment concernant la recommandation (par des experts ou non), la mise à disposition d’informations sur des plateformes hybrides, ou  le partage de connaissance sur des ressources web (social bookmarking)…

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